Ekicé, la marque qui nous invite au voyage

Pour cette première rencontre je me suis rendue chez une artisane textile basée à Malakoff (oui, « artisane » ça se dit, j’ai demandé à Robert). Pour ce premier portrait, je voulais vous présenter un univers fort, haut en couleurs. Ici on se sent ailleurs, bienvenue chez Ekicé !

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Son atelier est chez elle ou plutôt, son chez elle c’est son atelier. Le temps de notre discussion, on décide de s’installer sur son canapé. Sur ses genoux, Zoé, bouillotte à poils et je sens qu’on est surveillées de près par l’oeil paisible mais attentif de Phoebus, un sacré de Birmanie aux allures de sage chinois (avec les longues moustaches, l’air bienveillant, toussa toussa).

 

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Avant de passer directement à son travail, elle m’a expliqué ce qui l’avait amené à vivre l’aventure Ekicé.

Laissez-moi donc vous raconter le pourquoi du comment:

 

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Ekicé ce n’est bien sûr pas que du gâteau… C’est des tenues confortables, aux découpes étudiées, avec des contrastes de couleurs affirmés (bordeaux et bleu canard, vert sapin et bleu marine…). Ce sont aussi bien les formes de ses vêtements que ses détails qui sont de véritables passeports vers de nouveaux horizons. Ses collections sont comme des souvenirs rapportés de voyage: des manteaux kimonos, des vestes inspirées des sapeurs de Kinshasa, des enformes de cols en soie japonaise, des propretés de poches en wax… Tout est assimilé, réinterprété, dans un  style très équilibré, pour ne jamais être dans le déguisement mais dans l’appropriation. Et ce mélange savamment dosé, on le remarque dans tout son atelier.


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Oui, d’abord en France puis au Brésil, au Laos, en Syrie, au Japon, au Sénégal… Et toutes les destinations que je rêve encore d’ajouter à cette liste ! J’ai toujours été intéressée par la diversité et la richesse des cultures, l’envie de les découvrir et de m’en nourrir.

Ce sont deux cultures drastiquement différentes mais dans lesquelles je me retrouve : J’ai le côté très organisé et minutieux du Japon, et la spontanéité et la gaieté de l’Afrique ! Je me retrouve dans leurs couleurs, leurs saveurs, leurs énergies.

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Mes envies d’abord. J’ose de nouvelles recherches, je vais plus loin, je vais sans doute aussi vers des formes de plus en plus féminines. Et puis, les matières sont aussi plus qualitatives (elle tend à limiter au maximum l’utilisation du polyester, ndlr).

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Danseuse au Lido ! J’ai toujours été bluffée par le monde du cabaret ! Ou archéologue ? Encore un travail minutieux… Mais de toute façon je ne me vois pas faire autre chose que passer les heures de ma journée à travailler sur mes vêtements…

C’est la meilleure forme de résistance face à ce vers quoi tend l’industrie du vêtement: plus de quantité, une qualité discutable, des finitions souvent déplorables. J’ai cette image de mes grands-parents qui étaient paysans, pour qui l’artisanat était un noble métier. J’ai cet héritage, cette vision d’un métier qui rime avec savoir-faire et valeur du travail bien fini.

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Des chants congolais, comme ceux sur lesquels je danse avec mon association (Tala, ndlr), ça me donne le sourire!

Je vous partage aussi L’imagier, un petit tour illustré dans les coulisses des artisans que vous retrouverez également dans les prochains portraits !

Vous pouvez retrouver l’univers d’Ekicé sur sa page facebook, voir ses créations sur son site internet, les voir en vrai au 126 rue du Château dans le 14 ème arrondissement de Paris dans la boutique Hazar and Co. Et si vous avez aussi envie de chanter et danser sur des rythmes congolais, Tala saura vous faire bouger (et vous donner des courbatures le lendemain) !

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